Idées Nouvelles Europe
3èmes Rencontres européennes de Nice
 

"Au XXIème, notre souveraineté sera réelle si elle est européenne (et donc partagée) ou illusoire si elle est nationale. Je soutiens donc vivement Idées Nouvelles Europe qui travaille à cette prise de conscience par les citoyens européens!"
Dominique Riquet, député européen
Dominique Riquet

"Je souhaite saluer les initiatives et travaux qu’Idées Nouvelles Europe entreprend depuis 20 ans. Sans aucun doute, alors que l'euroscepticisme est de plus en plus présent en France comme en Europe, il est indispensable de communiquer davantage sur l'Europe et de faire – et surtout d'accroître – ce travail vital de pédagogie sur l'Europe. Ce sont des initiatives comme la vôtre qui contribueront à relancer le débat européen, à nouer de nouveaux partenariats, à lancer de nouveaux projets pour faire, comme vous le soulignez très bien, aimer l'Europe. C'est un très beau projet et je me réjouis de votre engagement!"
Nathalie Griesbeck, Députée européenne
Nathalie-Griesbeck

"A l'heure où l'Europe doit faire face à des défis hors du commun : crise financière et économique, crise grecque, crise migratoire, menace de Brexit, menace terroriste, je salue l'action d'Idées Nouvelles Europe qui informe sans relâche tous les publics sur la construction européenne, cet outil puissant pour trouver ensemble des solutions pérennes et préparer un meilleur avenir."
Sylvie Guillaume, vice présidente du parlement européen
Sylvie-Guillaume

"Idées Nouvelles Europe fait partie de ces associations qui rendent accessible au plus grand nombre le débat européen. Vingt ans que vos projet promeuvent et façonnent l'identité européenne. Rendez-vous dans vingt ans pour votre 40e anniversaire. "
Philippe JUVIN, Député européen
Sylvie-Guillaume

Matinée
Jeunes Ambassadeurs d'une citoyenneté planétaire

Bienvenue aux 3èmes Rencontres européennes de Nice.

Cette journée d’information et de formation sur les questions européennes est désormais un rendez-vous incontournable dans le calendrier des animations du département des Alpes-Maritimes pour mieux comprendre le concept de construction européenne.
Plusieurs partenaires manifestent depuis plusieurs années leur intérêt pour cette initiative : la ville de Nice, la Commission européenne, le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil général des Alpes-Maritimes mais aussi l’Agence Europe Education Formation France et dernièrement l’INJEP. Plusieurs établissements scolaires se sont joints à cette nouvelle édition : les lycées des Côteaux à Cannes, Thierry Maulnier et Pasteur à Nice, du Golf à Gassin et l’Université de Formation Inter-Professionnelle de Nice.
A chaque visiteur, un livret a été remis intitulé « Rêver d’Europe » ainsi qu’un questionnaire qui permet de participer à un tirage au sort et de gagner un appareil photo numérique.

Intervention de Bernard ASSO, adjoint au Maire de Nice, conseiller général, représentant Christian Estrosi.
« Ces rencontres veulent promouvoir des idées nouvelles sur l’Europe en veillant à ce que l’idée européenne progresse auprès de la société civile et notamment parmi la jeunesse qui est la cible de cette journée...

Intervention Anne-Julie Clary, conseillère régionale déléguée à la Vie étudiante, représentant Michel Vauzelle, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
« Il est réjouissant de voir autant de jeunes dans la salle qui se préoccupent des questions européennes...

Intervention Fabrice Lachenmaier, directeur Idées Nouvelles Europe
Je ne sais pas si nous sommes nombreux le matin en nous levant à nous dire : Nous sommes tous citoyens du monde...

Intervention Francis Valverde Mosquera (Chili)
« C’est un honneur pour moi de participer à cette journée et de vous livrer l’expérience de ma vie. J’ai 51 ans aujourd’hui. A l’âge de 16 ans j’ai vécu le coup d’Etat au Chili. C’était en 1973...

Intervention Jean Chiris, délégué général du programme jeunesse en actions
Le programme européen « Jeunesse en action », qui couvre la période 2007-2013, succède au « programme européen Jeunesse »...

Intervention Fabrice Lachenmaier, directeur Idées Nouvelles Europe
Les programmes d’action communautaire s’intéressent de plus en plus à la place de l’Europe dans le monde...

Intervention Julien Gascard, Maison Jean Monnet
Lors de son transfert au Panthéon à l’occasion de son centenaire, le 9 novembre 1988, à la question « Qui est Jean Monnet ? » ...

Après-Midi
L’éducation, la formation et le dialogue interculturel
dans l’espace EuroMed

Après avoir évoqué les relations qui s’établissement entre l’Amérique du Sud et l’Europe, il est naturel que nous consacrions la seconde partie de notre journée à l’espace Euromed que nous allons aborder sous trois dimensions : le dialogue interculturel, l’éducation et la formation, l’espace économique.
Le partenariat euro-méditerranéen, lancé en novembre 1995 à Barcelone, dans le contexte optimiste des accords d’Oslo sur le processus de Paix au Proche-Orient avait initialement pour objectif de contribuer à apporter la paix et la sécurité, favoriser le développement économique, en particulier pour la création d’une zone de libre-échange et un programme d’aide (MEDA), et à aider au dialogue des cultures ainsi qu’à la mobilisation de la société civile. Quels sont les acquis et les limites rencontrées ?

Intervention de Nadir Benmatti, économiste
Le choix du mot « processus » en 1995 est significatif de la prise de conscience des difficultés attendues pour la mise en œuvre d’un cadre de coopération en « Méditerranée ».

Intervention Fabrice Lachenmaier, directeur Idées Nouvelles Europe
Pourquoi le dialogue interculturel est-il une donnée fondamentale de cette coopération euro-méditerranéenne ?

Intervention Mathias Nemo, point national de contact et d’information Tempus, Agence Europe Education Formation France.
Trois jours partagés avec des jeunes de six pays, représentant l’Europe et l’Amérique latine…

Intervention de Thierry Cornillet, Député européen
La Méditerranée est une zone de confrontation et de cohabitation entre trois univers historiques : latin, grec ou orthodoxe et islamique. La tradition ancienne ne consistait pas à tendre vers une coopération entre ces univers mais généralement à faire « du tout, le sien »...

Conclusion

Avec la présidence française qui débute le 1er juillet, avec la ratification en cours du Traité de Lisbonne, avec la nouvelle programmation des fonds structurels et des programmes d’action communautaires,… l’actualité européenne de 2008 est riche en rebondissements. En 2009, nous reparlerons de notre représentativité avec les élections européennes qui se tiendront le 13 juin.
L’Europe est au cœur de nos fonctionnements démocratiques et de notre quotidien. Tous les jours l’Europe est présente dans nos comportements et motive nos décisions. Les citoyens ont un rôle actif à jouer dans l’élaboration des politiques qui renforceront jour après jour le concept d’Europe. Les jeunes ont eux une mission : c’est faire fructifier l’héritage des pères fondateurs en l’adaptant aux exigences actuelles. C’est adopter et défendre nos valeurs communes et l’acquis communautaire, c’est être très vigilent pour maintenir la paix sur le continent pour laquelle nos aînés se sont beaucoup battus, c’est enfin aller au devant de l’autre qu’il soit européen ou non pour faire partager l’idée que nous sommes tous citoyens du Monde.
Encore merci et rendez-vous aux 4èmes Rencontres européennes de Nice.

« Le déjeuner-débat »

Julien Gascard de l’association Jean Monnet et Fabrice Lachenmaier, directeur d’Idées Nouvelles Europe et maire du Mas ont animé un déjeuner-débat réunissant près de quarante personnes pour évoquer les questions d’actualité et plus particulièrement deux sujets qui alimentent un débat de fond : la présidence de l’Union européenne par la France à partir du 1er juillet 2008 et la ratification du Traité de Lisbonne.
Ce déjeuner s’inscrit dans le cadre des 3èmes Rencontres européennes de Nice avec la volonté des organisateurs de décentraliser les animations dans le haut-pays grassois qui accueille le projet « Jeunes ambassadeurs pour une citoyenneté planétaire », abordant les relations de l’Europe avec le reste du monde. Il y avait donc beaucoup de participants à cette journée qui comprenait non seulement le débat mais aussi une belle fête populaire.
Dans un premier temps, Fabrice Lachenmaier a expliqué les enjeux de la Présidence du Conseil : l’organisation de deux réunions par an pour fixer les grandes orientations et donner l’impulsion politique au projet européen ainsi que l’organisation de conseils ministériels plus fréquents pour prendre les décisions communes qui engagent tous les Etats membres. Il est reconnu que la Présidence joue un rôle primordial dans l'organisation des travaux et doit intervenir comme médiateur pour solutionner, par l’élaboration de compromis, les éventuels problèmes. Cette présidence ne confère pas d'autres droits particuliers : pour les votes, chaque pays garde le nombre de voix qui lui est attribué.
Depuis 1995, la France a présidé deux fois l'Union européenne (en 1995 et en 2000 : élaboration du Traité de Nice et signature de la Charte des droits fondamentaux). D'ici 2020, elle assumera une fois la présidence de l'UE, en 2008. Elle cédera ensuite la place à la République Tchèque.
Les quatre grandes priorités définies par le président de la République française sont : le développement durable et l’énergie, le pacte européen sur l’immigration et l’asile, la relance de l’Europe de la défense, le bilan de santé et l’avenir de la Politique agricole commune. Il a également ajouté d’autres sujets importants qui attendent la Présidence française, comme la politique pour la croissance et l’emploi, y compris les mesures en faveur des PME, l’agenda social rénové, la fiscalité, la politique culturelle, les transports ou les télécommunications.
Un double objectif a été décidé : une Présidence européenne qui soit proche des citoyens et qui allie efficacité de l’action et responsabilité concernant les dépenses publiques.
Le second sujet qui a été abordé concerne la ratification du Traité de Lisbonne qui s’opère de différentes manières selon les Etats membres.
Ce traité de Lisbonne connaît plusieurs appellations : il est tantôt un « mini traité», puis un « traité simplifié ». Il est devenu « traité modificatif » au cours du Conseil européen de Juin 2007 puis « Traité de Lisbonne » puisque signé formellement le 13 décembre 2007 au Portugal. Ces appellations font référence au fait que le texte, plus court que le traité constitutionnel, reprend en grande partie la réforme du fonctionnement des institutions. Sa ratification doit intervenir avant les élections européennes de juin 2009.
Contrairement aux ambitions du Traité constitutionnel, le traité de Lisbonne ne se substitue pas aux traités existants mais apporte des modifications à ces textes qui restent en vigueur.
(pour rappel des Traités successifs : 1957 à Rome, 1986 c’est l’acte unique européen, 1992 à Maastricht, 1997 à Amsterdam et Nice en 2001.
Il apporte cependant des nouveautés : Le Traité instituant la Communauté européenne change de nom et devient "Traité sur le fonctionnement de l'UE", il retire les références constitutionnelles (appellation, lois et lois cadres, symboles...), ainsi que la partie III sur les politiques de l'UE, il supprime la concurrence libre et non faussée des objectifs de l'UE, il remplace la clause implicite affirmant la primauté du droit européen sur le droit national, comme c'est le cas depuis 1963, par une déclaration sur les principes établis par la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE).
Ce traité renforce les compétences attribuées au Parlement européen : grâce au développement des champs politiques dans lesquels Parlement et Conseil des ministres prennent des décisions communes et renforce les compétences nationales : grâce au développement des droits d'information des parlements nationaux.
La charte des droits fondamentaux acquiert une force juridique contraignante pour 25 Etats membres, le Royaume-Uni et la Pologne bénéficiant d'une dérogation quant à son application.
Parmi les réformes institutionnels conséquentes, on peut entrevoir la nomination d’un Président du Conseil européen pour deux ans et demi, renouvelable une fois
Un Haut Représentant pour la politique étrangère présidera le Conseil des Affaires générales et des Relations extérieures.
A partir de 2014, la Commission sera réduite en taille. Le nombre de commissaires ne sera plus égal à celui des Etats membres. Elle comptera 18 commissaires et les commissaires seront choisis sur un système de rotation égalitaire entre les Etats membres pour un mandat de 5 ans.
Le nombre de parlementaires européens n'excèdera pas 750 ( ils sont 785 actuellement). Le nombre de députés par pays sera fixé dans le traité par un système proportionnel dégressif avec un maximum de 96 et un minimum de 6 pour chaque pays.
Les votes au Conseil sont également quelque peu modifiés :
La majorité qualifiée deviendra la règle pour 51 domaines supplémentaires, dont la coopération judiciaire et policière, l'éducation ou la politique économique. L'unanimité restera la règle pour la politique étrangère, la sécurité sociale, la fiscalité et la culture. Le Royaume Uni a obtenu une dérogation sur la coopération judiciaire et policière.
La majorité qualifiée sera basée sur le principe de la double majorité : pour être adoptées, les décisions auront besoin du support de 55 % des Etats membres représentant 65 % de la population européenne. Ce nouveau système n’entrera en vigueur qu’en 2014 à le demande de la Pologne. Jusqu’en 2017, un groupe d'Etats proches de la minorité de blocage, sans toutefois l'atteindre, pourra demander le réexamen d'une décision adoptée à la majorité qualifiée au Conseil.
Julien Gascard a ensuite répondu aux questions sur l’élargissement de l’Europe qui demeure un sujet de préoccupation généralisé. Il a rappelé que certains pays dont la Turquie ont bénéficié de contrats d’association depuis de nombreuses années et que ce grand pays est candidat officiel depuis 1999.

Avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Avec le soutien du Conseil Général des Alpes-Maritimes
Avec le partenariat de la ville de Nice

 

 

F. Lachenmaier Directeur Idées Nouvelles Europe et Thierry Cornillet, député européen
F. Lachenmaier Directeur de Idées Nouvelles Europe, Thierry Cornillet Député européen et Mathias Nemo de l'Agence Education Formation France
La presse parle des 3èmes Rencontres européennes de Nice
En Anglais

En Allemand

En Italien
3èmes Rencontres européennes de Nice
N° 22 réalisé dans le cadre de ce projet
 
Association Idées Nouvelles Europe JO N° 11 du 13 Mars 1996 N°de siret 424 599 587 000 21
75, route d'Aiglun 06910 Le Mas France